REVIEW – Villains de Queens of the Stone Age

REVIEW – Villains de Queens of the Stone Age

Dans le monde du rock, rares sont les groupes modernes à susciter autant d’engouement que Queens of the Stone Age. Par moderne, j’entends ayant percé au XXIème siècle. Il faut dire que ces types, menés par le très charismatique Josh Homme ont quelques chose de rare : l’authenticité. Ils ont le rock dans le sang et ont su, malgré les moyens conséquents dont ils disposent désormais, rester sur la bonne ligne. Alors oui, la grande époque est loin maintenant, celle qui notamment vu se succéder en l’espace de 6 ans les trois très grands albums que sont Rated R, Songs For The Deaf et Lullabies to Paralyze. L’écoute de cette nouvelle galette rend d’ailleurs compte de deux évidences : La première est que le groupe a encore de beaux restes, la seconde est qu’il tombe de plus en plus dans la redite. 

Neuf titres pour quarante-cinq minutes, le groupe a préféré aller à l’essentiel et met les points sur les i dès l’entrée en matière, l’entrainant Feet don’t fail me. Guitares très rock, synthé un peu psyché, basse bien grasse pour une virée dans le désert, ivre au volant d’une décapotable en furie. Le groupe se dirige ensuite vers une musique plus groovy et dansante avec une science de la mélodie toujours intacte. On n’est sans doute pas au niveau des plus grandes réussites de l’époque mais difficile de bouder son plaisir à l’écoute du dansant The Way You Used to Do  ou d’un Domesticated Animals traversé d’un riff tranchant et entêtant du plus bel effet.

Josh Homme n’as jamais caché son admiration pour une certaine forme de pop music et il le démontre sur le très doux Fortress, à écouter toutes vitres baissées un soir d’été brulant. Derrière ses 2 mètres et son allure de bucheron canadien se cache aussi un cœur sensible. Simple et efficace.

Puis ensuite la belle mécanique s’enraye et on sent les américains un peu à court d’inspiration. Head Like A haunted House est une tentative ratée de retour aux sources qui sonne faux, basée sur un riff pas franchement emballant. Un-Reborn Again souffre également d’une partie de ses symptômes. Le morceau est plaisant mais souffre de ce sentiment de déjà-entendu. Il est fort à parier que Mark Ronson, producteur du disque, ne soit pas innocent dans l’affaire.

Derrière la situation ne s’améliore pas vraiment. Les paresseux Hideaway et The Evil was Landed manquent de tout ce qui a construit QOTSA au fil du temps. Les mélodies sentent ici le réchauffé et n’ont presque pas de saveur, on s’emmerde si vous préférez.

On préfère dès lors se pencher sur la conclusion, Villains of Circumstance, une plongée plus profonde et un titre qui se détache du reste de l’album. Servi par un refrain lumineux contrastant avec un couplet inquiétant, ce morceau alterne le chaud et le froid de fort belle manière et sauve un album qui prenait clairement l’eau dans sa seconde partie. QOTSA n’as pas encore rendu les armes mais je suis de plus en plus sûr qu’ils ne parviendront plus jamais à flirter avec l’excellence le temps d’un album entier. Pourvu que je me trompe.

A propos de Vincent

Vincent
Féru amateur de musique et de cinéma, il ne se contente pas d'écouter un genre précis mais a une ouverture globale rare.

Répondre

Votre adresse email ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont marqués d'une étoile *

*

*

BIGTheme.net • Free Website Templates - Downlaod Full Themes