REVIEW – Rodin de Jacques Doillon

REVIEW – Rodin de Jacques Doillon

Présenté à l’occasion du 70ème festival de Cannes en compétition officielle, Rodin est le nouveau film de Jacques Doillon, grand habitué de la croisette. Figure légendaire de la sculpture, Auguste Rodin aura marqué de son empreinte le 2ème art. Jacques Doillon nous emmène en 1880 à Paris, Rodin a 40ans. Parallèlement à une histoire d’amour passionnelle avec Camille Claudel, il est chargé par l’Etat de réaliser La Porte de L’enfer, un ouvrage important, le plus important de la vie de son auteur. 

Alors on ne va pas y aller par quatre chemins, ce film est mauvais et je ne comprends toujours pas comment il a pu figurer dans la liste des prétendants à la palme d’Or.

Passé un générique pénible où un violon vient nous casser les oreilles, on rentre directement dans le sujet. Aucune introduction, pas de montée en régime, admettons…Rapidement on se demande si l’ingénieur du son n’aurait pas des problèmes d’audition. En effet, que ce soit Vincent Lindon ou Izia Higelin, il y a là un véritable souci dans l’élocution et à de nombreuses reprises, on ne comprend rien à ce que les acteurs disent. Fort dommage car Vincent Lindon est plutôt bon, on est sûr qu’il a travaillé son personnage notamment dans la gestuelle, impeccable. La fille Higelin en Camille Claudel tiens la route même si par moments elle a une sérieuse tendance à surjouer.

Le film est terne et ennuyeux et souffre d’un énorme problème de rythme. Monocorde de bout en bout, le film est découpé machinalement comme une pièce de théâtre, par fainéantise plus qu’autre chose. Les dialogues sont barbants et le spectateur est constamment mis à l’écart se contentant de subir. La chronologie des événements est très mal réalisée et un an semble se dérouler comme une semaine. Les personnages secondaires, dont certaines célébrités de l’époque, sont présentés à l’arrache et on ne comprend rien aux relations de Rodin avec ceux-ci.

Le film est long, très long alors on cherche des points d’accroche et on se laisse quand même charmer par une excellente photographie, l’une des rares qualités de l’œuvre.

Filmé comme un téléfilm sans saveur, j’ai dut me forcer pour ne pas partir avant la fin après avoir regardé au moins 5 ou 6 fois ma montre. Doillon clôture le tout sur une scène totalement hors sujet à la morale douteuse. Froid et sans aucune passion, ce Rodin est une œuvre mineure que je déconseille fortement. Ne perdez pas votre temps et votre argent.

 

 

A propos de Vincent

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