REVIEW – Justice League de Zack Snyder

REVIEW – Justice League de Zack Snyder

Tiens donc, encore un film de superhéros ! Il faut dire que le filon juteux n’est certainement pas près de s’éteindre. De blockbuster en blockbuster, les producteurs hollywoodiens galvanisés par l’appât du gain continue de nous balancer des sorties à un rythme effréné. Rien qu’en 2017, on aura eu droit aux Gardiens de la Galaxie, à Thor, Spiderman, Wonder Woman, Logan et donc aujourd’hui Justice League. 

Réunissant Batman, Wonder Woman, Aquaman, Cyborg, Flash ainsi que Superman, Justice League voit nos héros affronter une grande menace venus d’un autre monde en la personne de Steppenwolf. Celui-ci, accompagné de créatures extraterrestres est venu récupérer trois boites disséminées sur le globe, source d’un contrôle total. Vous l’aurez compris, pour ce qui est du scénario, ça tient donc sur une feuille A4. Rien de très original mais ça respecte néanmoins en partie le matériel de base.

Anéanti par le suicide de sa fille, Zack Snyder a préféré partir avant la fin du projet et il est évident que ce retrait a forcément pesé lourd sur le résultat final. Si l’on avait aimé Man of Steel malgré sa surcharge d’action, si Batman Vs Superman tenait tout à fait la route en dépit du bashing ridicule qu’il a subit, Justice League ne marche jamais vraiment. Alors tout n’est pas à jeter, à commencer par un coté esthétique toujours très soigné. Il y a également des scènes d’actions efficaces, notamment au moment où Steppenwolf s’empare de la boite des Amazones. Non là où le film pêche vraiment, c’est dans le traitement de ses personnages. La présentation de ceux-ci est déjà à moitié bâclée. Tout s’enchaine sans transition, comme si l’on assistait à cinq films totalement différents.
On tient surement là le pire Batman de mémoire récente. Incroyable que ce personnage soit sabordé de la sorte, même Ben Affleck n’as plus l’air d’y croire. J’avais retrouvé un regain d’intérêt pour le personnage de Superman, notamment pour les questions existentielles et morales le traversant. Le scénariste n’en as clairement plus rien à faire et le ressuscite mollement. Là ou pas là, c’est pareil.

A ce propos cette façon de faire réapparaitre des personnages morts commence sérieusement à devenir problématique (voir également Kingsman 2). Dans ces superproductions, la frontière entre la vie et la mort n’as plus de sens. Dès lors, comment peut-on vibrer pour des personnages qui de toute façon semblent constamment invincibles et immortels ?

On pourrait s’attardait sur Aquaman, mais ce côté bad guy, c’est du déjà-vu. Wonder Woman a tendance à n’être désormais plus qu’un simple objet sexy. Cyborg suscite autant d’empathie que les héros de Suicide Squad  Enfin gardons le pire pour la fin. Flash est un personnage totalement insupportable, balançant juste des vannes moisies et dégageant zéro charisme.

Si l’on avait aimé la légèreté de Spiderman Homecoming, le coté crépusculaire de Logan ou encore l’humour des Gardiens de la Galaxie, force est de constater que ce Justice league ne restera pas dans les mémoires. Non en fait après ces deux heures sans saveur, on le rangera rapidement dans le fond du panier pour ne plus le ressortir, au côté du triste Suicide Squad.

A propos de Vincent

Vincent
Féru amateur de musique et de cinéma, il ne se contente pas d'écouter un genre précis mais a une ouverture globale rare.

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