REVIEW – Bicep de Bicep

REVIEW – Bicep de Bicep

C’est l’une des sensations du moment côté musique électronique, le jeune duo Bicep, originaire de Londres lâche son premier disque sur le label Ninja Tune. Après avoir fondé le blog Feel My Bicep et sorti une poignée de Maxis, ils décident de s’attaquer au redoutable long format. 

Ici pas de phase de préliminaires, le binôme nous plonge dans le bain dès l’ouverture Orca. Nappes de synthé futuristes et urbaines, gimmick hérité de la techno des 90’s et cette incessante boucle étrange et hypnotisante. On retrouve cette recette sur l’incontournable Glue, une merveille entre électro planante et deep house lumineuse, le morceau idéal pour clôturer votre futur DJ Set. Les trop classique Kites et Ayaya malgré une certaine forme d’élégance ne marquent pas vraiment. Il y a là un manque d’originalité et surtout d’émotions, l’ennui n’est jamais très loin. On préférera passer et s’attarder d’avantage sur la suite, à commencer par Spring que n’aurait pas renié Jacques Greene. On y retrouve cette house de grande classe caressant les tympans, pas forcément adapté au dancefloor par contre.

Drift s’inscrit dans une lignée plus sombre et anxiogène, avec cette boucle angoissante rappelant certains thèmes de John Carpenter. Le kick est mis de côté et on se laisse entrainer progressivement par des nappes lentes et aériennes. Fermez les yeux pour en apprécier toute la profondeur ! A la suite on retrouve un morceau très dispensable, Opal, fade et sans relief. Les anglais en ont encore dans leurs besaces comme le prouve le superbe Rain, une sublime plongée teinté d’une mélancolie froide. Encore une fois, ce morceau ne se destine pas forcément à être joué en club mais plutôt à une écoute au casque en s’enfonçant inexorablement dans les tréfonds d’une ville tentaculaire, le temps d’une balade nocturne improvisé.

Quelques notes de piano, de lointains chœurs féminins, Ayr est un morceau apaisant et contemplatif apportant une certaine paix intérieure. Plus radiophonique, Vale puise dans la house vocale et se nourrit d’influences 90’s. On en viendrait même à y voir un revival de ce qui se faisait dans les boites belges fin 90’s, début 00’s, pas déplaisant bien au contraire. La jolie conclusion Aura manque un peu de profondeur et si la production est bonne, elle ne provoque pas grand-chose, comme une impression de déjà entendu. Bref vous l’aurez compris, il y a à boire et à manger sur ce premier album. Si certains tracks ont de quoi vous faire décoller, ils sont malheureusement à opposer à l’autre moitié de l’album pas toujours très inspiré.

 

A propos de Vincent

Vincent
Féru amateur de musique et de cinéma, il ne se contente pas d'écouter un genre précis mais a une ouverture globale rare.

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