NEWS/INTERVIEW – Olivier Connan, le programmateur de la Bonne Aventure détaille le festival

NEWS/INTERVIEW – Olivier Connan, le programmateur de la Bonne Aventure détaille le festival

Petit frère des Nuits Secrètes, la Bonne Aventure est un nouveau festival initié par la Communauté urbaine de Dunkerque se tenant dans l’agglomération les 24 et 25 juin. Le festival intégrera les fameux parcours secrets des Nuits Secrètes, une grande scène gratuite pouvant accueillir 10 000 personnes, des sounds systems aux abords de la digue, et même un Klub installé au Kursaal pour les fêtards de la nuit. Retour avec Olivier Connan, programmateur de ce nouveau rendez-vous.

Comment est né le festival la Bonne Aventure ?

On y travaille depuis deux ans, et l’idée est venue de notre côté, aux niveaux des Nuits Secrètes, de l’envie de raconter une histoire sur un autre territoire. Et au niveau de la ville de Dunkerque, la Communauté urbaine voulaient booster l’été dunkerquois et la saison estivale avec un évènement un peu fédérateur tourné vers la jeunesse. C’est une ville où il y a beaucoup d’évènements, notamment sportifs, mais ils n’étaient pas doté d’un festival de musique pendant l’été.

Le nom est en hommage à la scène des Nuits Secrètes ?

On peut le voir comme ça pour les connaisseurs, mais en même temps c’est surtout un nom qui convient bien à l’idée du festival et de ce qu’on a voulu proposer. Ça correspond également bien à Dunkerque, c’est-à-dire le côté tête en l’air, inconscient, maritime, et la Bonne Aventure c’est aller à la découverte de quelque chose de manière positive et sans peur. C’est un peu ce qu’on souhaitait voir transparaître dans ce nom.

De plus en plus de festivals fleurissent chaque année, c’est difficile d’en inventer un nouveau ? Surtout que vos Nuits Secrètes sont programmées un mois plus tard ?

J’ai la chance d’avoir une équipe de grande qualité et professionnelle qui a de l’envie et de l’enthousiasme, donc ce qui prime d’abord c’est le plaisir d’organiser une fête, et l’envie d’y être. L’intérêt de faire les deux c’est d’avoir les mêmes réflexes pour les deux festivals.

Du coup, la ligne directrice de la Bonne Aventure et des Nuits Secrètes se veulent très semblables ?

Oui, totalement. C’est le même ADN dans la programmation, tout se passe en ville et non dans des champs en périphérie. On travaille avec la géographie et l’architecture des villes et des agglomérations. Notamment quand on va faire des tours avec les parcours secrets. On a donc effectivement beaucoup d’ingrédients communs entre les deux évènements. C’est également le cas en terme de programmation, tous les artistes programmés à Dunkerque pourraient être à Aulnoye-Aymeries. Mais il y a quand même un côté « à la plage » dans ce nouveau rendez-vous sur lequel on joue beaucoup. On essaye en tout cas d’apporter une nouvelle scénographie.

On essaye vraiment de jouer sur les deux aspects, d’un côté une grande scène avec 10 000 personnes, et donc une ambiance forte, et de l’autre des parcours secrets à une centaine de personnes pour passer un moment privilégié, dans un lieu atypique pour un concert.

Les Nuits Secrètes ont souvent essayé de faire émerger des nouveaux talents, et de les faire découvrir au public. Vous privilégiez quel moyen pour trouver et choisir les artistes que vous allez faire jouer ?

C’est assez simple, en premier lieu il y a une question d’envie des artistes de venir chez nous. Pour cette première année, nous en avons notamment eu beaucoup qui nous ont dit que ça les intéressaient. Mais de manière générale, le boulot d’un programmateur consiste énormément à voir des artistes sur scène, et ce qui nous donne envie de les programmer si ça correspond à ce qu’on souhaite faire partager au public. Après sinon, on s’informe en écoutant des disques, en discutant avec les agents, et puis en échangeant avec un réseau. Après on contacte toujours les artistes pour leurs présenter le projet, notamment les parcours, et voir si ça peut leur convenir.

La scène électro a largement le vent en poupe en ce moment, vous vous forcez à programmer tout de même tous les styles de musique ?

Non, on ne se force pas. Surtout pas. Tout ce qu’on programme sont des musiques qu’on pense en adéquation avec le format et qui nous paraissent intéressantes à montrer au public. Mais on est bien sûr pas dans tous les styles ! On ne s’interdit rien.

Après sur la question d’électro, ça fait parti de nos particularités depuis plusieurs années, et notamment aux Nuits Secrètes d’avoir une dimension électro assez importante. À Dunkerque, cette année au Klub on retrouvera ça également. Et puis, sur la grande scène aussi avec notamment Petit Biscuit et Molécule.

 

Deux playlists du festival pour présenter les artistes, une pour la Grande Scène :

et l’autre pour le Klub :

A propos de Gauvain

Gauvain
Fan de festival et d'électro. Toujours à l’affût de nouvelles découvertes. Ne crache pas non plus sur une bonne bouffe.

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